Histoire du Jumelage
1ère étape : 1975
Pour le premier voyage dans le Palatinat, la délégation fit chou blanc. Le courant entre la Ville partenaire préconisée par les instances de Dijon, sur proposition de Mayence, et Chenôve n'arriva pas à passer ! Déception ! Mais les Bonbis sont des gens de caractère et ne se laissent pas décourager pour si peu. Un nouveau déplacement dans les terres fertiles, non loin du Rhin, du vin et de la ville de Ludwigshafen les mena à Limburgerhof où Heinrich Zier, ardent défenseur des relations palatino-bourguignonnes, était Maire. Et cette fois, on programma les fiançailles.
Après quelques visites de courtoisie, la Charte du Jumelage entre Chenôve et Limburgerhof fut donc signée : le 18 mai 1975 à Chenôve et le 3 août de la même année à Limburgerhof.
De nombreuses manifestations
Les habitants des deux communes acceptèrent cette invitation à se faire des amis outre-rhin avec enthousiasme. Des caravanes de bus transportèrent 200, 300, voire 400 personnes pour des festivités dans la ville jumelle et à Chenôve. Rencontres sportives, fêtes folkloriques, animations géantes auxquelles participèrent petits et grands, jeunes et vieux.
Tout le programme stipulé par la Charte fut mis en œuvre dès les premiers échanges.
Il serait fastidieux de citer ici toutes les manifestations qui furent organisées de part et d'autre, toujours en réunissant les efforts des deux partenaires pour leur réalisation.
Il y a des « standards » qui ne perdirent rien de leur intérêt, comme la Randonnée franco-allemande qui est simplement passée du 2ème dimanche de septembre au dernier dimanche de mai et qui affiche une participation au beau fixe depuis plus de 20 ans, qu'elle se déroule dans les Vosges ou en Forêt Noire.
Echanges scolaires
Dans ce contexte : en 1987, Roland Carraz souhaita donner un coup de pouce à l'enseignement de l'allemand à Chenôve en suscitant l'instauration de cours dans les écoles élémentaires. Les échanges scolaires commencèrent alors et fonctionnèrent fort bien, surtout grâce à l'engagement de la Rudolf-Wihr-Schule qui proposa des programmes pour les jeunes de Chenôve dans lesquels toute l'équipe pédagogique de l'école s'inscrivait. Les deux autres écoles de Limburgerhof lui emboîtèrent le pas et, pendant dix ans, quelque cinquante enfants de Chenôve partirent à la découverte de leurs petits camarades allemands qu'ils reçurent ensuite dans leurs familles.
Petit à petit, les prérogatives des deux systèmes scolaires ayant évolué, ces échanges glissèrent sur les vacances scolaires où ils atteignirent des sommets pendant la 30ème année de notre jumelage commun. Un atelier de cirque d'une vingtaine d'enfants des deux Villes jumelles, au départ, finit par présenter un spectacle à la population de Limburgerhof durant lequel le nombre des petits protagonistes atteint facilement le double.
Actuellement, nous sommes en pourparlers avec l'Education Nationale pour un nouveau projet sur le temps scolaire, donc un véritable échange de scolaires incluant les deux collèges de Chenôve et le Primaire.
A côté de ces piliers de nos relations, il y eut une foule de manifestations uniques, de haut vol : la visite des Maires du Palatinat pour un Colloque sur les performances et l'impact du TGV, les conférences et expositions à thème - je me permets d'évoquer juste celles qui eurent lieu après la chute du Mur dont une sur l'intégration multiculturelle -, les visites de structures de toutes sortes dans le but de se renseigner sur la faisabilité de projets, depuis l'accueil des enfants jusqu'à l'aide logistique à la création d'entreprises, les expositions de peinture, les concerts.
Puis la découverte des institutions nationales à Berlin et à Paris, des déplacements salués au plus haut niveau puisque les deux Ambassadeurs, de France et d'Allemagne, reçurent la délégation du jumelage dans les deux capitales et félicitèrent Chenôve et Limburgerhof pour la qualité du travail accompli dans le cadre de leur Jumelage.
Le niveau régional ne fut pas oublié non plus, avec la présentation de Mayence, capitale du Land Rhénanie-Palatinat, qui sera suivie cette année par Dijon, capitale de la Bourgogne... Le tableau est impressionnant et ne peut pas être exhaustif dans ce cadre.
Il est toutefois important de rappeler quelques « temps forts » :
Discours de Peter Kern, lors du 60ème anniversaire de la déportation de Marcel Naudot, est-il entré dans les annales des Anciens Combattants sous le nom de « Discours du Pardon » de même que fut saluée sa participation, il y a cinq ans, à la cérémonie du 8 mai, commémoration de la victoire des Alliés sur l'Allemagne nazie à laquelle furent associés les enfants des écoles de Chenôve avec des poésies récitées en français et en allemand et où régna un franc climat de respect mutuel.
Puis le Premier Adjoint, Philippe Singer, déposa au nom de la Ville de Chenôve, en présence de tout le mouvement combattant de la cité, des officiels de Limburgerhof et bien sûr du maire Peter Kern, une gerbe de fleurs au Monument aux Morts de Limburgerhof, situé au cimetière de la ville, en distinguant bien sûr l'horreur du nazisme et les souffrances endurées par ceux qui en furent les victimes.
Il s'agit là d'un geste hautement symbolique, à l'échelle de nos deux Villes, dans un esprit de paix et de réconciliation.
En ce qui concerne l'avenir, il faut citer enfin les échanges de jeunes élèves sur le thème du développement durable, au cœur des préoccupations de notre époque et des nouvelles générations. Ainsi que les stages des élèves du Lycée Antoine dans le Palatinat.
Le programme de cette 35ème année de Jumelage est placé sous le signe des rencontres amicales. Il donnera l'occasion aux populations des deux villes jumelles de se retrouver sur différentes manifestations pour consolider encore les liens entre les habitants de Chenôve et de Limburgerhof.



